La région fessiŹre est la partie postérieure de la racine de la cuisse, D’aspect oblongue, elle est bornée en surface par des saillies osseuses repérables ą la palpation : les épines supérieures (1/2) marquant les extrémités de la crźte iliaque, le grand trochanter, la tubérosité de l’ischion (tis) et la pointe du coccyx.

La musculature s’étend du squelette du bassin ą la partie proximale du fémur ; elle comprend deux groupes de muscles, distincts par leur disposition et par l’orientation de leurs fibres

-       le groupe superficiel ou glutéal  (G) est celui des muscles fessiers proprement dits, ils sont orientés obliquement vers le segment proximal du fémur ;

-       le groupe profond, totalement masqué par le précédent, est qualifié de pelvi-trochantérien (P) ; il s’agit d’un éventail musculaire étalé transversalement entre les parois pelviennes et le grand trochanter.

 

 

Le présent canevas expose les repŹres du squelette de l’hémi-bassin droit en vue dorsale et les aires d’insertions des muscles glutéaux dont le grand fessier.

Le ligament sacro-tubéral (st / ex grand ligament sacro-sciatique) est la part fibreuse de l’implantation du muscle grand fessier.

La base de ce ligament triangulaire relie les épines iliaques (2) ą la pointe du coccyx. L’épaisse nappe fibreuse qu’il constitue subit une torsion qui oriente son sommet vers la face médiale de la branche ischio-pubienne (ip) sur laquelle il se s’étale. Son étendue croise obliquement  le large hiatus séparant le sacro-coccyx de l’ischion

 

La surface sacro-iliaque et le pourtour (teintés en violet) correspondent ą l’aire d’attache du grand fessier et ą l’étendue qu’il recouvre par son volume. 

Les deux lignes : A et D marquent la limite du bord distal de cette masse musculaire  en fonction de la position de la hanche :

-       en station debout (D) ; le corps du muscle recouvre entiŹrement la tubérosité de l’ischion ;

-       en station assise (A), son bord distal remonte au-dessus de l’extrémité ischiale, ce qui évite l’écrasement du tissu musculaire.

________________________________

 

 

 

 

1 & 1’ : épines iliaques antérieures / 2 & 2’ : épines iliaques postérieures

a, b, c : lignes glutéales postérieure, intermédiaire et antérieure  

: crźte glutéale d’insertion du grand fessier / ip : branche ischio-pubienne

st : ligament sacro-tubéral / ti : tubérosité ischiatique

A : limite distale du corps du grand fessier en position assise / D : limite distale en position debout

: orientation des muscles glutéaux / P : orientation des muscles pelvi-trochantériens  

­­­­­­­­­­­­­­­­­­

 

 

Fig. 01

 

 

 

 

 

 

 

 

Les muscles glutéaux prennent  attache sur la face postérieure de l’aile iliaque, sur l’aire adjacente du sacro-coccyx et sur le ligament sacro-tubéral.

Ils sont au nombre de quatre : les trois fessiers (grand, moyen et petit) auxquels on adjoint le tenseur du fascia lata (ligament ilio-tibial).

 

Les surfaces d’implantation, délimitées par les lignes courbes, se succŹdent de la jonction sacro-iliaque ą l’épine antéro-supérieure de l’os coxal. (a, b, c) ;  c’est sur cette derniŹre (d) que s’insŹre le tenseur du fascia lata.

 

 

 

_____________________________

 

Vue postérieure d’un hémi bassin droit :

 

a : aires d’attache : du grand fessier / b : du moyen fessier

bf : chef fémoral du biceps /c : du petit fessier

d : insertion du tenseur du fascia lata / gfs : insertion de la part profonde du grand fessier

ip : branche ischio-pubienne / st : ligament sacro-tubéral /  tis :tubérosité ischiatique

 ve : insertion du vaste externe / 2 & 2’ : épines iliaques postérieures

 

 

Fig.02

 

L’aire d’insertion du  grand fessier est la plus étendue, elle couvre:

-       le plan osseux comprenant le tiers postérieur de la crźte et de l’aile iliaques ;

-       le fascia sacro-lombaire de la masse commune;

-       et la face postérieure du ligament sacro-tubéral.

 

Le moyen fessier s’attache sur la surface iliaque adjacente, entre grand et petit fessiers ; son corps musculaire a l’aspect d’une raquette dont le manche tendineux  est amarré ą la face latérale du grand trochanter (fig. A).

Le petit fessier occupe l’aire iliaque antérieure, il se termine par un tendon trapu sur la face antérieure du massif trochantérien  (fig. A).

Ces deux fessiers ont a particularité de disposer d’une seconde aire d’attache, de nature aponévrotique, en raison de leur architecture penniforme (fig. C).

En effet, leurs fibres musculaires sont implantées obliquement, comme les barbes d’une plume, sur l’aile iliaque d’une part (a) et sur l’aponévrose qui les recouvre d’autre part (b). La surface d’insertion ainsi doublée donne attache ą une masse charnue plus importante, capable de mobiliser la cuisse dans le sens de l’abduction ou de la flexion.

Il en résulte un important épaississement de leur couverture aponévrotique, ce qui justifie son appellation de fascia glutéal.

 

Enfin, le tenseur du fascia lata forme la limite antérieure de la région fessiŹre ; il est amarré ą l’épine iliaque antéro-supérieure, site qu’il partage avec le muscle couturier. Son corps fusiforme et relativement court se prolonge par un long tendon qui se confond avec le prolongement distal du fascia glutéal.

 

 

 

Fig.03 : <<<<<vue latérale du bassin

A

 

Fig.04

 

B

 

 

Fig.05 : Coupe sagittale ilio-fémorale

C

 

Fig.06

 

 

 

D

 

 

-       Quant au grand fessier, ses volumineux faisceaux musculaires sont disposés en deux couches (fig. D) :

o  la couche profonde se termine sur le tiers proximal de la diaphyse fémorale, plus précisément sur la lŹvre latérale de la ligne Čpre, entre les insertions du vaste externe et du biceps fémoral (fig.mi-00copy).

o  La couche superficielle (gfs) représente les trois quarts de la masse charnue, elle se termine par un éventail de fibres charnues sur le bord postérieur du fascia glutéal.

Ce prolongement fibreux (b) et le fascia glutéal (a) auquel il fait suite constituent une aponévrose fessiŹre remaniée, tendue de la crźte iliaque au condyle latéral du tibia, ce qui justifie sa dénomination de tractus ilio-tibial (tit).

Il s’agit (fig. F) d’une lame fibreuse épaisse, longue d’une trentaine de cm, perceptible sous les téguments latéraux de la cuisse. Elle forme au-dessus de la face externe du genou un cordon aisément palpable quand l’articulation est maintenue en extension. Elle se termine sur le tubercule de Gerdy, saillie située sur le versant antérieur du condyle tibial.

Cette structure ligamentaire peut źtre considérée comme la part fibreuse des attaches des quatre muscles fessiers, elle serait en quelque sorte leur tendon commun.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux composantes du grand fessier assurent l’extension simultanée de deux articulations : la hanche par l’insertion directe sur le fémur, et indirectement le genou par l’intermédiaire du tractus ilio-tibial (fig.D).

 

En conclusion, les quatre muscles fessiers participent ą la mise sous tension du tractus ilio-tibial nécessaire ą la station debout prolongée.

 

La (fig. E) illustre la contribution de chaque muscle fessier entretenir l’extension des deux importantes jointures du membre inférieur :

-       le fascia glutéal est mis sous tension par le te tonus des  muscles moye et petit fessier ;

-       Le grand fessier et le tenseur  interviennent pour leur part en tractant le fascia lata, ils assistent  ainsi le quadriceps dans son rôle d’extenseur primaire du genou.  

 

 

 

 

 

 

 

Fig.07

 

F

Fig.08

 

E

 

Les muscles pelvi-trochantériens

 

Les canevas suivants illustrent l’aspect d’un hémi-bassin droit observé par sa face endo-pelvienne (A) ,en vues dorsale (B) et ventrale (C). l sera meublé progressivement des partie molles relatives ą ce groupe musculaire. 

 

 

 

A  Hémi bassin droit / aspect endo-pelvien Fig.09

 

B  aspect dorsal Fig.10

B’ aspect antéro-latéral Fig.11

 

1 / 1’: épines iliaques antéro-sup. & inf. / 2 / 2’: épines iliaques postéro-sup. & inf. / 3: épine sciatique / 4 : épine pubis / 5: tubérosité ischiatique / : foramen obturé par membrane obturatrice

7: éminence pectinée / 8: aile sacrée / 9 : fossette digitale (trochantérienne)  a: ligne innominée (ilio-pectinée) / b : crźte obturatrice /  c / c’ / c’’  lignes glutéales sup,  moy. & inf.  / d /: d’ : grande & petite échancrures sciatiques / e : crźte inter trochantérienne  f : ligne spirale / f’ : ligne intermédiaire (pectinée) / f’’ : crźte glutéale / i : corps de l’ischion / ip : branche ischio-pubienne

p : corps du pubis / * : paroi de l’arriŹre-fond du cotyle

 

 

L’étage endo-pelvien situé sous la ligne innominée (a) est remarquable par le grand hiatus entre les échancrures de l’ischion et le segment libre du sacro-coccyx. Les échancrures (d / d’) sont séparées par l’épine ischiatique (3). La membrane obturatrice (6) réduit considérablement le foramen correspondant, elle servira de plan d’insertion des muscles obturateurs.

Les autres vues exposent la fosse iliaque droite, les épines iliaques antérieures (1/1’), la ligne ilio-pectinée (a), la crźte sus obturatrice (b), l’épine du pubis,(4), l’éminence pectinée (7), le foramen

obturé (6) circonscrit par le corps du pubis (p), la branche ischio-pubienne (ip), le corps (i) et la tubérosité de l’ischion (s) ; enfin, la face médiale du grand trochanter creusés de la fossette digitale (9).

 

L’assemblage des piŹces osseuses du bassin est assuré par trois puissantes jointures (sacro-iliaques et symphyse pubienne), et par un jeu de ligaments dont la tension entretient la stabilité de l’ensemble. Deux paires de ligaments ą distance en font partie, chacune amarrant les saillies de l’ischion au bord libre du sacro-coccyx.

 

Observé par le versant endo-pelvien (fig. A, D & E), le vaste hiatus sacro-sciatique (fig. A) s‘est considérablement rétréci, ce qu’il en reste est compris entre les échancrures sciatiques et le bord antérieur du ligament sacro-tubéral.

 

D Fig.12

E Fig.13

 

1 / 1’: épines iliaques antéro-sup. & inf. / 2 / 2’ : épines iliaques postéro-sup. & inf. / 3: épine sciatique  /  5 : tubérosité ischiatique

ip: branche ischio-pubienne / O : orifice sus épineux  / O’: orifice sous épineux/ /  se : ligament sacro-épineux (petit ligt sacro-sciatique / 

st : ligament sacro-tubéral (grand ligt. sacro-sciatique) /  st’ : expansion du ligt. sacro-tubéreux  / /

 

 

-       Le ligament sacro-épineux (se) (ex petit ligament sacro-sciatique) est d’aspect triangulaire, son sommet se termine sur l’épine sciatique (3),  sa situation médiale en fait une composante fibreuse de la paroi endo-pelvienne ; sa faible étendue l’isole de l’extérieur par le ligament sacro-tubéral (st). Ces ligaments transforment le hiatus sacro-ischiatique en deux orifices : le grand (O) et  le petit (o) foramens sacro-sciatiques, chacun étant adossé ą une échancrure (d / d’).

 

 Les muscles pelvi-trochantériens forment une nappe charnue tendue frontalement des parois du bassin au grand trochanter ; leur principale fonction est la rotation latérale de la cuisse.

Ils sont au nombre de six, dénommés d’aprŹs leur aspect ou leur site d’origine: le pyramidal, les deux obturateurs, les deux jumeaux et le carré fémoral.

Les deux premiers : pyramidal (5) et obturateur interne (6) tapissent la paroi interne du pelvis:

Les quatre autres : l’obturateur externe, les jumeaux et le carré fémoral s’insŹrent sur la face extra pelvienne. 

 

-       Le pyramidal (ou piriforme) s’insŹre sur la face antérieure du sacrum, en dehors des trois derniers trous sacrés ; le corps musculaire recouvre en partie le ligament sacro-épineux, puis se ramasse en quittant la cavité pelvienne par le grand foramen sciatique en aménageant deux canaux sus et sous pyramidal (c’ / c’’).

-       Le muscle obturateur interne prend attache sur toute la surface quadrilatŹre de l’os coxal, ainsi que sur la membrane obturatrice. Le corps musculaire se tasse progressivement en prenant l’aspect d’un cordon charnu qui quitte la cavité pelvienne en prenant appui sur la petite échancrure sciatique, croise par derriŹre l’articulation de la hanche, ce qui l’oriente vers la fossette digitale du grand trochanter oĚ il se termine.   

-       Le muscle obturateur externe s’insŹre sur la face extra pelvienne de la membrane obturatrice. Il rejoint le précédent en passant sous le col fémoral.

Pyramidal et obturateur interne  croisent transversalement la paroi latérale de l’os coxal et se terminent, l’un sur le sommet et l’autre sur la face médiale du grand trochanter

 

- Les deux jumeaux s’insŹrent sur l’épine ischiatique et le sommet de la tubérosité ischiatique. Ils encadrent, de haut en bas, la partie extra pelvienne de l’obturateur interne qu’ils accompagnent jusqu’ą sa terminaison.

 

- Enfin, le carré crural (carré fémoral) est étendu du bord latéral de la tubérosité de l’ischion ą la face postérieure du grand trochanter.

Ces muscles interviennent globalement comme rotateurs latéraux de la cuisse

 

 

 

                     Fig.14

 

 

 

 

Fig.15

 

 

 

 

 

 

Fig.16

 

Fig.17

 

 

Le tapissage musculaire et aponévrotique des parois du petit bassin délimite de chaque côté cinq foramens : crural, sus-pyramidal, sous-pyramidal et sous-épineux. Ils livrent passage aux pédicules vasculo-nerveux destiné aux trois régions de la cuisse et au périnée. .

-       Le pédicule fémoral  (e) traverse le foramen crural  (S) ;

-       Le pédicule destiné ą la région glutéale (A) emprunte le foramen sus-pyramidal (1;

-       Le foramen sous-pyramidal (2) livre passage au pédicule ischiatique et au nerf sciatique (B;

-       Le foramen sous-épineux (3) est traversé par le pédicule pudental (C) destiné au périnée. 

 

 

Fig.19 : Vue endopelvienne

 

 

 

Fig.18 : Vue extra pelvienne

 

 

1 : grand foramen sciatique /: petit foramen sciatique / 3 : foramen obturé

a : vers la région glutéale / b : vers la région postérieure de la cuisse

c : vers la région périnéale (pudentale) / d : vers la région médiale de la cuisse

 dp: diaphragme pelvien / obi : muscle obturateur interne / py :  muscle pyramidal

 

 

 

SynthŹse topographique de la musculature de la racine du membre inférieur :  

 

 

 

Coupe transversale de la racine de la cuisse

(parallŹle ą l’arcade crurale)

 

01 : Muscle Couturier (Sartorius)

02 : M. Droit antérieur (fémoral)

03 : Tendon de l’iliaque

04 : Nerf fémoral (crural)

05 : Tendon du Psoas

06 : Bourse séreuse interposée entre psoas & capsule (C)

07 : ArtŹre & Veine Fémorales communes

08 : NŌuds lymphatiques fémoraux

09 : M. Pectiné

10 : ArtŹre & Veines Obturatrices

11 : M.  Long Adducteur (Moyen Adducteur)

12 : M. Court Adducteur (Petit Adducteur)

13 : M. Gracile (Droit interne))

14 : M. Grand Adducteur

15 : M. Obturateur interne

16 : Tendons des M. Ischio-jambiers (Biceps, s. Tend., s. Memb.)

17 : Nerf petit Sciatique

18 : ArtŹre & Veines Ischiatiques

19 : Nerf grand Sciatique

20 : M. grand Fessier

21 : M. Jumeau supérieur

22 : Tendons de l’Obturateur interne & Jumeau inférieur

23 : ArtŹre & Veines ischiatiques

24 : Tendon du Pyramidal

25 : M. Moyen Fessier

26 : M. Tenseur du fascia Lata

27 : M. petit Fessier

C : Capsule articulation Coxo-fémorale

F : Tźte du Fémur

IS : Tubérosité de l’Ischion

 

 

 

 

 

Fig.67 Coupe transversale racine de la cuisse droite

 

 

Musculature de la Cuisse

 

Le volume de la cuisse comprend trois compartiments, antérieur, postérieur et médial, occupés respectivement par le Quadriceps, les Ischio-jambiers et les Adducteurs. La plupart de ces muscles prennent leurs origines sur le squelette du bassin, mais tous se terminent sur le squelette jambier, il en résulte que certains d’entre eux mobilisent  simultanément les deux articulations, hanche et genou.

 

 

Le présent schéma est une tranche de coupe transversale ą mi-cuisse droite.

Elle est centrée par le fémur, triangle ą trois faces : antérieure, latérale et médiale. Le bord postérieur, lieu d’insertion linéaire de puissants muscles est épais, en pilastre, ce qui lui vaut la dénomination de ligne Čpre.

De ses deux crźtes partent deux cloisons fibreuses intermusculaires, latérale et médiale (cil / cim) qui rejoignent l’aponévrose superficielle (ap). L’épaississement latéral de cette derniŹre correspond au tractus ilio-tibial (ex fascia latta). 

Ce cloisonnement sépare deux principaux compartiments ou loges :

-       la loge antérieure est celle des muscles quadriceps et couturier ; celui-ci coulisse dans un étui aponévrotique qui lui est propre ;

-       le compartiment postérieur est  occupé par les ischio-jambiers (IJ) ; et

-       celui des muscles (AD) occupe la loge médiale.

Un dernier muscle, le couturier (c) est tendu du bassin ą la jambe. Il coulisse au sein d’un étui aponévrotique qui lui est propre, logette située sur ce schéma contre la paroi médiale de la cuisse ; elle se situera différemment selon le niveau de coupe : dans la loge antérieure ou postérieure  selon que la tranche porte sur ses segments extrźmes.  

 

 

Fig.20

 

 

 

La loge antérieure  est occupée principalement par les quatre composantes du Quadriceps, nettement distincts d’un couple tendineux profond appartenant au psoas-iliaque et d’un muscle superficiel, le Couturier (Sartorius).

 

* Le quadriceps est une volumineuse masse charnue formant ą lui seul le relief antérieur de la cuisse. C’est le principal extenseur du genou. Il est fait de quatre corps musculaires (ou chefs) deux collatéraux les vastes ; un superficie le droit antérieur ;  et un profond (le crural). Leurs confluence distale engaine la rotule avant de se terminer sur le tibia.

- Les deux vastes sont d’épaisses nappes musculaires amarrées aux lŹvres de la ligne Čpre par des faisceaux charnus orientés obliquement ; ils contournent les bords du fémur en direction du droit antérieur et de la rotule.

- Le droit antérieur s’insŹre en haut sur l’os iliaque (épine iliaque antéro-inférieure et sourcil cotyloēdien) et sur le sommet du grand trochanter ; le tendon commun se continue par un corps musculaire fusiforme dont les fibres verticales se mźlent ą celles des muscles vastes ;

- Le crural (ou vaste intermédiaire) est médian et profond, il s’insŹre sur les deux tiers proximaux de la diaphyse fémorale ; il se termine sur le bord supérieur de la rotule ; quelques fibres s’en détachent et amarrent le cul de sac sous-quadricipital du genou.

- L’enchevźtrement des fibres tendineuses issues des quatre chefs engaine la rotule, du sommet de laquelle se détache le tendon rotulien qui se termine sur  la tubérosité antérieure du tibia. Cette terminaison est renforcée par des expansions fibreuses en direction des condyles tibiaux dénommées ailerons patellaires.

Outre son rôle d’extenseur du genou, le quadriceps intervient, par son chef droit antérieur, comme fléchisseur accessoire de la hanche.

 

Fig.21

 

 

 

 

 

 

 

 

Fig.22 - Coupe transversale / niveau mi-cuisse droite

 

a : vaste médial / a’ : vaste lat. / AD : loge des muscles adducteurs /ap : aponévrose superficielle / b :droit ant. c : crural / d : couturier / IJ : loge des Ischio-jambiers

tfl : tenseur du fascia lata

 

Š      Le tendon terminal commun au couple psoas-iliaque est l’élément le plus profond de la loge antérieure, il se termine sur le petit trochanter ; les corps musculaires font partie des parois de la région lombaire et du bassin.

 

Muscles de la loge postérieure

 

Il s’agit de trois muscles, semi membraneux, semi tendineux et biceps, tendus  en pont entre la tubérosité de l’ischion et le squelette jambier, d’oĚ leur appellation. 

Les deux muscles semi-membraneux et semi-tendineux descendent vers l’extrémité supérieure du tibia, appliqués l’un derriŹre l’autre.

-       Le corps du membraneux, large et charnu, se termine par une lame tendineuse aplatie en trŹfle qui s’insŹre sur face postérieure du plateau tibial interne, sur  sa face médiale et sur le condyle fémoral externe.

-       Le demi-tendineux, au corps musculaire fusiforme, descend derriŹre le précédent ; sa moitié distale est tendineuse, elle se termine sur le mźme condyle tibial, juste en arriŹre de l’insertion du couturier.

-       Les deux chefs du biceps se distinguent par leur origine et par leur tendon commun.

 

Fig.23

 

Fig.24

 

 

 

 

Fig.25

 

La longue portion s’insŹre sur la tubérosité de l’ischion. Les fibres musculaires se dirigent  en bas et latéralement, en direction du chef court qui s’insŹre sur la moitié distale de la ligne Čpre. La volumineuse masse charnue résultant de leur confluence se termine par un puissant cordon tendineux qui croise la face postérieure du plateau tibial  latéral pour se terminer sur la tźte du péroné.

Les ischio-jambiers sont des extenseurs du genou, et également de la hanche par le chef fémoral du biceps. 

 

Musculature de la loge médiale

 

C’est le groupe musculaire adducteur de la cuisse dont il forme le relief médial. Les cinq muscles constitutifs sont disposés en trois couches, formant une épaisse nappe tendue frontalement du squelette ischio-pubien ą ligne Čpre du fémur.

o   Le plan superficiel est formé par les muscles pectiné et moyen adducteur; leurs faisceaux de fibres sont orientés obliquement vers le fémur.

-       Le pectiné est quadrangulaire, il s’étend de  la crźte pectinée de l’os coxal au segment proximal de la ligne Čpre.

-       Le moyen (ou long) adducteur, sous-jacent, est triangulaire, il est inséré par son sommet sur le corps du pubis, sa base fémorale prolonge l’insertion du précédent.

o  Le plan intermédiaire est représenté par le court  (ou petit) adducteur. C’est une nappe également triangulaire, tendue entre le pubis et la ligne Čpre ; son corps est fendu en deux faisceaux par le passage de vaisseaux perforants.

 

Fig.26

 

 

Fig.27

 

 

 

 

Fig.28

 

1 : muscle pectiné /: moyen adducteur / 3 : petit adducteur / 4 : long adducteur vu de face   4a & 4b : faisceaux obliques du grand adducteur / 4c : faisceau vertical du grand oblique

5 : foramen de adducteur  / 6 : tubercule du grand adducteur /: muscle gracile

afs : aponévrose fémorale superficielle / cil : cloison intermusculaire latérale cim : cloison interm. médiale / cip : cloison interm. post..

e : muscle couturier / : moyen adducteur / fl : fascia lata / g : petit adducteur  h : grand adducteur / i gracile / IJ : loge post. des ischio-jambiers

Q : loge antérieure, du quadriceps

 

o  Le plan profond est celui du grand adducteur et du droit interne (gracile).

- Le grand adducteur représente la plus grande part de la masse charnue de ce groupe. D’aspect triangulaire ą sommet inférieur, ses fibres prennent naissance sur la branche ischio-pubienne, subissent un mouvement de torsion tout en s’orientant de plus en plus verticalement.

Les faisceaux supérieurs et moyens, de plus en plus obliques, se terminent sur la ligne Čpre, quant au faisceau inférieur, nettement vertical, il aboutit au tubercule de l’adducteur situé sur le condyle médial du fémur.

- Le droit interne ou (muscle gracile) est le plus interne, sa contraction forme cordon le long de la face médiale de la cuisse. Il est transfémoral, étendu de la branche ischio-pubienne ą la face médiale du tibia, en arriŹre du couturier et sous-jacent au demi-tendineux. 

 Ces muscles adducteurs sont également des rotateurs externes du du membre inférieur, ą l’exception du droit interne qui  associe l’adduction de la cuisse ą la flexion du genou ; il lait partie du groupe de la patte d’oie.

 

Les muscles de la patte d’oie

 

Ce groupe  comprend trois muscles : le couturier, le demi-tendineux et le gracile ; ils ont en commun les caractéristiques suivantes :

-       Chaque muscle appartient ą une des trois loges de la cuisse.

-       Ils sont trans-fémoraux, étant tendus entre l’os iliaque et le tibia.  

-       Leurs attaches proximales se situent, respectivement, sur les trois composantes de l’os iliaque : ilion, ischion et pubis.

-       Leur insertion terminale est commune, sur la face postéro-médiale de la métaphyse du tibia ;

-       Ils y aboutissent en cheminant sous les téguments des trois loges de la cuisse.

-       Ils doivent leur dénomination ą la disposition spatiale de leurs corps musculaires qui évoque les trois digitations d’une patte d’oie.

 

 

 

 

Le muscle Couturier (m02’) est le plus superficiel de la loge antérieure qu’il croise en diagonale de l’os iliaque au tibia.

C’est le muscle le plus long de l’appareil locomoteur, sa contraction le raccourcit du tiers. Il est englobé dans un étui aponévrotique propre qui élimine toute friction.

Il a l’aspect d’un ruban en S italique trŹs allongé, étendu de l’épine iliaque antéro-supérieure ą la face médiale du de la métaphyse tibiale. Muscle trans-fémoral passant en pont au-dessus du quadriceps, il associe la flexion de la hanche et du genou ą la rotation latérale de la cuisse, posture rappelant celle du couturier assis les jambes croisée.

 

Le demi-tendineux au corps musculaire fusiforme dont la moitié distale est un cordon fibreux. Il s’attache sur la tubérosité de l’ischion, au-dessous  de son satellite, le demi-membraneux. Il descend appliqué sur la part musculaire de ce dernier sur laquelle il glisse librement quand il se contracte. Il se termine sur le tibia derriŹre le couturier. Il associe l’extension de la hanche ą la flexion du genou.

 

Le muscle gracile ou droit interne est l‘élément le plus superficiel de la loge médiale ; sa contraction  forme un cordon perceptible le long de la face interne de la cuisse. En tant que muscle transfémoral, il s’étend de la branche ischio-pubienne ą la face médiale du tibia, en arriŹre du couturier et sous-jacent au demi-tendineux. Il est adducteur de la cuisse et fléchisseur du genou.

 

Fig.29

 

SynthŹse topographique de la musculature de la cuisse :

 

 

 

Coupe transversale / Cuisse droite / tiers moyen

 

 

1: Muscle Droit fémoral (Droit antérieur)

2 : Vaste médial

3 : Vaste intermédiaire (Crural)

4 : Vaste latéral

5:  Sartorius (Couturier)

6 : Long Adducteur (moyen adducteur)

7 : Court Adducteur

8 : Grand adducteur

9 : Gracile (Droit interne)

10 : Semi membraneux 

11 : Semi tendineux 

12 : Long biceps

13 : Court biceps 

a : Triangle de Scarpa & Pédicule fémoral

b : Pédicule obturateur

c : Pédicule ischiatique

d : Grande veine saphŹne interne

e : Aponévrose fémorale superficielle

f : Tractus ilio-tibial (fascia lata)

 

Fig.68

 

 

 

Musculature de la Jambe

 

Elle est organisée autour du squelette tibio-péronier (tibio-fibulaire) ; elle est répartie en trois loges : antérieure, latérale & postérieure.

 

 

 

 

Le volume de la jambe est subdivisé en trois compartiments délimités par des cloisons fibreuses, l’une est la membrane interosseuse, deux autres partent des bords antérieur et postérieur du péroné en direction de l‘aponévrose jambiŹre ; la derniŹre cloison est transversale, elle subdivise la loge postérieure en deux secteurs : celui des fléchisseurs plantaires adossé au squelette tibio-péronier, et celui du triceps, en superficie.

La face médiale du tibia, recouverte du fascia superficiel, est sous-tégumentaire.

 

Les muscles de la loge antérieure sont des extenseurs du pied, c’est ą dire qu’ils mobilisent le squelette podal vers la jambe.

Ceux de la loge postérieure sont des fléchisseurs, ils éloignent le pied de la jambe.

La loge latérale est occupée par les deux muscles péroniers, agents d’éversion de la plante.

Fig.30

 

Les mouvements du pied, induits par ces muscles  sont de deux types :

-       Les mouvements  qui impliquent directement la cheville sont  se rapportent aux muscles extenseurs ou dorsaux, et fléchisseurs ou plantaires.

-       Les autres muscles : péroniers et tibiaux produisent la torsion plantaire dans le sens latéral ou médial, mouvements qui se passent autour de l’axe podal antéro-postérieur.

En résumé, on retiendra les définitions suivantes :

Š      Tout mouvement de la cheville qui rapproche le dos du pied de la face antérieure de la jambe définit l’extension ; le mouvement inverse qui consiste ą l’en éloigner est une flexion.

Š      Au niveau du tarse, on désigne par les termes inversion ou varus le mouvement ou (l’attitude) qui tord le pied en orientant la plante vers l’intérieur. L’éversion ou valgus ou est le mouvement (ou l’attitude) orientant la plante vers le l’extérieur. L’axe de torsion est sous-astragalien, orienté d’avant en arriŹre.

Adduction et abduction désignent les mouvements mobilisant l’avant-pied dans le sens médial ou latéral selon l’axe vertical de l’avant-pied passant par le second orteil.

Š      L’hallux est synonyme du gros orteil.

 

Muscles de la Loge Antérieure

 

Ce sont trois extenseurs qui tractent le pied vers la jambe par l’intermédiaire de leurs terminaisons sur le tarse et les orteils.

Š       Le muscle tibial antérieur (ex jambier antérieur) s’attache par des fibres charnues sur les 2/3 supérieurs de la face latérale du tibia, sur la surface adjacente de la membrane interosseuse, et sur l’aire correspondante du fascia crural. Son puissant tendon aboutit au bord médial du pied ; il se termine, par deux fortes languettes sur la base du 1er métatarsien et sur le cunéiforme médial ; une bourse séreuse le sépare de ce dernier. Il est extenseur et ‘varisant‘du pied.

 

 

Fig.31

 

 

 

 

 

 

Fig.32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cp : Court péronier

EC : Extenseur commun des orteils

EH : Extenseur de l’Hallux

g & g’ : reticulum des extenseurs

Leo : Long extenseur des orteils

Ta : tibial antérieur

 

 

Š       Le muscle long extenseur de l’hallux ( ex Extenseur propre du Gros orteil) s’insŹre principalement sur la membrane interosseuse, son tendon longe le flanc latéral du précédent muscle, il se termine sur la base de la derniŹre phalange du gros orteil.

Š       Le muscle long extenseur des orteils (ex Extenseur commun), est étendu de la face médiale du péroné au dos du pied oĚ il s’épanouit en quatre tendons, destinés chacun ą la derniŹre phalange des quatre derniers orteils.

Š       Les tendons de ces trois muscles sont maintenus au contact du squelette en amont et en aval de la cheville par une double gaine ostéo-fibreuse (g/g’) dénommée réticulum des muscles extenseurs.

 

 

Fiug.33

 

 

Fig.34

 

 

La loge latérale est occupée par les deux muscles péroniers :

 

Š       Le court péronier (court fibulaire) est inséré sur la moitié distale de la face latérale du péroné, le tendon contourne le sommet de la malléole et se termine sur l’apophyse styloēde du 5° métatarsien. Il soulŹve le bord latéral du pied tout en tournant la plante en valgus.

Š       Le long péronier (long fibulaire) s’insŹre sur la moitié proximale du péroné et sur la face latérale du condyle tibial, son corps musculaire descend derriŹre le court péronier qu’il masque presque totalement, longe la face latérale du calcanéum, passe dans la plante en coulissant dans la gouttiŹre du cuboēde, croise en diagonale le tarse antérieur et se termine sur la base des premiers : métatarsien & cunéiforme. Outre son action valgisante, le long péronier constitue avec le tendon du tibial postérieur une  puissante sangle qui supporte et creuse la voěte plantaire.

 

Fig.35

Fig.36

Fig.37

Fig.38

 

Vue latérale

 

 

Vue plantaire du tarse

 

Les muscles péroniers sont maintenus au contact du calcanéum par le réticulum distal des extenseurs,

 

Les muscles de la loge postérieure

 

Sont fléchisseurs e, ils éloignent le dos du pied de la face antérieure de la jambe.

Ils se répartissent en deux groupes :

-       un groupe profond, fléchisseur de l’avant pied, les trois muscles qui le composent sont des antagonistes de la musculature de la loge antérieure ; il est masqué par le volume du groupe superficiel.

-       Celui-ci correspond au complexe tricipital dont fonction de fléchisseur consiste ą initier la marche en décollant le  talon du sol.

Š      les muscles de la couche profonde sont similaires ą ceux de la loge antérieure, mais de fonction opposée.

Š       Le tibial postérieur est inséré sur la face postérieure du tibia et sur la membrane interosseuse, le tendon passe sous la malléole tibiale, s’engage dans la gouttiŹre calcanéenne et se termine sur l’apophyse du scaphoēde tout en envoyant des expansions vers les piŹces osseuses adjacentes. Son action de fléchisseur plantaire s’amplifie par l’inversion de la plante.

 

 

Fig.39

 

 

 

 

 

 

Fig.40

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fig.41

 

 

 

Fig.42

 

abd h : abducteur de l’hallux / ast : astragale / cal : tubérosité post. du calcanéum /  lfh : long fléchisseur de l’hallux / lfo : long fléchisseur des orteils / ret : réticulum tendineux

tp : tibial postérieur / ts : triceps sural /

 

 

Š       Le long fléchisseur de l’hallux (FH) est plus latéral et le plus profond ; il s’insŹre sur la face postérieure du péroné et de la membrane interosseuse, le corps musculaire descend assez bas, son tendon s’infléchit  sous la malléole tibiale puis passe sous le sustentaculum tali, traverse la loge médiale de la plante en direction de la derniŹre phalange du gros orteil. La flexion de ce dernier, associée ą une adduction, est nécessaire pour accrocher le sol au moment de l’appui.

 

Š       Le long fléchisseur des orteils (LFO) est le plus médial, tendu du tibia aux quatre derniers orteils. Son tendon contourne la malléole médiale, surcroise celui du tibial postérieur, passe dans la gouttiŹre calcanéenne puis se dirige obliquement vers le 5° métatarsien en se divisant en quatre languettes destinée chacune sur la derniŹre phalange des orteils. L’obliquité des tenons est corrigée mécaniquement par le muscle carré plantaire (chair carrée de Sylvius).

 

 

Š      Le triceps sural constitue le plan superficiel de la loge postérieure. Il résulte de la fusion des trois corps musculaires disposés frontalement en deux plans : le soléaire recouvert par les deux muscles jumeaux (gastrocnémiens). L’ensemble converge vers un tendon commun, le tendon calcanéen (d’Achille).

Š       Le muscle soléaire est aplati tel le poisson  auquel il ressemble. Son insertion d’origine est une arcade fibreuse tendue entre les extrémités proximales du squelette jambier. Les fibres musculaires verticales tapissent les deux faces d’une lame fibreuse intrinsŹque, origine du tendon terminal.

 

Fig.43

 

 

 

Fig.44

 

Fig.45

 

Š       Les deux muscles gastrocnémiens s’insŹrent sur le sommet des condyles fémoraux, leurs corps musculaires globuleux descendent en recouvrant le plan du soléaire en formant le relief du mollet ; le muscles médial est plus développé et plus long. Leurs fibres fusionnent sur la ligne médiane en V qui constitue la limite distale du creux poplité. Le tendon commun se confond avec celui du soléaire, l’ensemble forme le tendon calcanéen. Ce dernier est large et épais, il descend verticalement sous la forme d’une corde qui soulŹve les téguments du talon, il se termine en coiffant la  grosse tubérosité du calcanéum.

Il convient de souligner l’importance des puissants muscles triceps sural (Ts) & gastrocnémien (m. jumeaux) dont la contraction soulŹve le corps au démarrage de chaque pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les tendons de la loge postérieure sont engainés isolément par un double réticulum. Celui du triceps constitue un étui dans le quel le tendon d’Achille coulisse sans friction.

 

___________________________

 

 

cp : court péronier / ec : extenseur commun

eh : extenseur de l’hallux /  lp : long péronier

ret1 : réticulum commun aux péroniers et extenseurs

ret2 : réticulum du tendon tricipital (tendon d’Achille)

 ret3 : réticulum commun aux tendons fléchisseurs

 ta : tendon d’Achille) /

 

 

 

Fig.47 / vue latérale de la cheville

 

Fig.48 / Vue postérieure du talon

 

 

Š       Le muscle plantaire grźle est ą joindre ą ces trois composantes du triceps. Il s’agit d’un petit fuseau musculaire inséré au-dessus du condyle latéral du fémur, auquel fait suit un long et filiforme tendon qui longe le flanc médial du soléaire et se confond avec le tendon d’Achille.

 

Š       Le muscle poplité est un petit muscle plat qui rappelle l’anconé. Son tendon d’origine s’insŹre sur le condyle latéral du fémur qu’il contourne; le corps musculaire recouvre la partie latérale de l’articulation du genou et la surface poplitée du tibia, sus-jacente ą l’arcade du soléaire. 

 

SynthŹse topographique de la musculature de la jambe

 

 

 

Coupe transversale / Jambe droite / tiers moyen

 

 

1 : Muscle Tibial antérieur

2 : Long Extenseur des orteils

3 : Long Extenseur de l’Hallux

4 : Tibial postérieur

5 : Long Fléchisseur des orteils

6 : Long Extenseur de l’Hallux

7 : Soléaire

8 : Gastrocnémien (Jumeau) médial

9 : Gastrocnémien (jumeau) latéral

10 : Court Péronier latéral

11 : Long Péronier latéral

12 : 3Źme Péronier (Plantaire grźle)

AT : Tendon d’Achille (Fascia calcanéen)

 

Couloirs pédiculaires :

1 : Pédicule tibial antérieur

2 : Pédicule péronier

3 : Pédicule postérieur

 

Fig.69

 

 

Musculature du Pied

 

L’organisation des muscles de l’extrémité distale du membre inférieur évoque celle de la main; toutefois, deux particularités les distinguent : le pied est structuré en tant qu’organe d’appui pour la station érigée, tandis que la main est l’outil de la préhension ; leur musculature est évidemment adaptée ą ces fonctions l. Un autre élément, bien que mineur, les distingue : le pied est pourvu d’un muscle extenseur dorsal, le pédieux, sans équivalent au niveau de la main.

 

Ce chapitre gagne ą źtre introduit par le rappel du squelette podal.

 

Fig.49

Fig.50

 

 

 

 

 

 

Aspect Dorsal

 

 

a : apophyse antérieure du calcanéum

C : cuboēde

c1 : 1° cunéiforme (médial)

c2 : 2° cunéiforme (intermédiaire)

c3 : 3° cunéiforme (latéral)

N : Naviculaire (scaphoēde)

P : tubérosité postérieure du calcanéum

P1 : phalange proximale

P2 : phalange distale du gros orteil / ou intermédiaire des autres

P3 : phalanges distales

S : styloēde du 5° métatarsien

T : Talus (astragale) : 1 (trochlée) / 2 (col) / 3 (tźte) /4 (joue latérale) / 5  (tubercule post.)

t : trochlée péroniŹre du calcanéum

I / V : métatarsiens des orteils extrźmes

 

 

 

Fig.51

Fig.52

 

 

 

 

 

 

Aspect plantaire

 

 

a : apophyse antérieure du calcanéum

C : cuboēde

C : crźte plantaire du cuboēde

c1 : 1° cunéiforme (médial)

c2 : 2° cunéiforme (intermédiaire)

c3 : 3° cunéiforme (latéral)

g : gouttiŹre du tarse

g : gouttiŹre du cuboēde

N : Naviculaire (scaphoēde)

P : tubérosité postérieure du calcanéum

P1 : phalange proximale

P2 : phalange distale du gros orteil / ou intermédiaire des autres

P3 : phalanges distales

S : styloēde du 5° métatarsien

S1 : sésamoēde médial

S2 : sésamoēde latéral

St : sustentaculum tali

 

T : Talus (astragale)

: trochlée péroniŹre du calcanéum

t1 / t2 / t3 : tubérosités calcanéennes

 

I / V : métatarsiens des orteils extrźmes

 

 

La musculature du pied comprend deux groupes d’éléments moteurs :

-       les muscles intrinsŹques, d’origine et d’insertion sur le squelette podal ; et

-       le groupe des tendons provenant des muscles amarrés au squelette de la jambe.

 

 

 

 

- La musculature intrinsŹque se répartit en cinq groupes dans des loges délimitées par des cloisons ostéo-fibreuses :

- La loge dorsale (a) est occupée par le muscle pédieux et les tendons de l’extenseur commun des orteils ;

- les espaces inter métatarsiens logent les muscles interosseux et les expansions  des lombricaux ;

 

Les trois loges restantes sont plantaires :

- la loge halluciale (c), étendue transversalement, est l’homologue de la loge thénare, ses muscles sont annexés au gros orteil;

- la loge latérale (d) est celle du 5Źme orteil ; enfin

- la loge intermédiaire ou moyenne (e) livre passage aux muscles et tendons fléchisseurs ainsi qu’aux structures annexes dont les gaines synoviales. Elle répond au fascia plantaire superficiel (5), remarquable par son épaisseur.

Enfin, le tissu celluleux sous-cutané plantaire (f) est également épais et truffé de capillaires veineux qui constituent une sorte de semelle élastique, facteur dynamique facilitant la circulation de retour.

 

 

Coupe coronale métatarsienne l’avant-pied droit

Fig.53

1 : Aponévrose dorsale superficielle / 2 : apon. interosseuse dorsale /: apon. interosseuse profonde / 4 : apon. plantaire profonde / 5 : apon. (fascia) plantaire superficielle

a : Loge dorsale (des extenseurs) / b : Loge interosseuse / c : Loge médiale (de l’hallux) / d : Loge latérale (du 5Źme Orteil) /: loge plantaire moyenne

 : Panicule adipeux sous-cutané (semelle plantaire) /  I & V : hallux & 5° métatarsiens

 

 

 

 

 

 

 

La loge dorsale est le support de deux couches musculo-tendineuses :

-       une couche profonde représentée par les tendons des muscles de la loge antérieure de la jambe (tibial antérieur, long extenseur de l’hallux, le long extenseur commun des orteils) ; et le court péronier latéral.

-       Le muscle pédieux (ou court extenseur des orteils) constitue ą lui seul la couche superficielle. D’aspect triangulaire, son sommet est amarré au dos de l’apophyse antérieure du calcanéum ; le corps musculaire se divise aussitôt en quatre fuseaux prolongés chacun par un tendon.

Le tendon médial se termine sur la base de la 1° phalange de l’hallux (a), les trois autres fusionnent (b) avec les tendons destinés aux orteils intermédiaires ; le 5Źme orteil en est dépourvu (c).

 Du point de vue fonctionnel, le pédieux appartient au groupe des muscles extenseurs du pied. Il entre en action dŹs la phase d’appui du talon.

Fig.54

Fig.55

 

 

Les espaces inter-métatarsiens constituent la loge intermédiaire et discontinue entre le dos du pied et la plante. Ils sont obturés par sept muscles interosseux (quatre dorsaux  et trois plantaires) dont l’aspect en fuseaux et la disposition rappellent ceux de la main.

Chaque interosseux  dispose de deux tendons terminaux : un tendon court (a) [teinté en vert sur les fig. A& B] et un tendon long (b) [figurant  sur le schéma C].

 Les tendons courts (a) s’insŹrent sur le versant latéral de la base de P1 des trois orteils intermédiaires, sauf pour le premier muscle dont la terminaison est médiale.  Ainsi, le second orteil est pourvu de deux interosseux dorsaux.

Quant au tendon long (b), il contourne le flanc du métatarsien concerné en formant sur le dos de l’orteil correspondant une double expansion qui fusionnent avec le tendon  homologue du côté opposé : la fusion proximale forme une dossiŹre (d) au-dessus de l’interligne  P1-P2 ; la fusion distale est la terminaison réelle (c) du couple interosseux sur la base de P3. 

  

 

 

 

 

 

A : Fig.56 Vue dorsale

 

 

 

 

 

 

B Fig.57 vue plantaire

 

C : vue dorsale d’un tendon extenseur  /Fig.58

 

 

Les interosseux plantaires occupent les trois espaces inter métatarsiens latéraux. Leurs tendons courts se terminent sur le versant médial de la base des P1 correspondantes. 

Leurs tendons  longs contournent ces derniŹres et rejoignent les tendons extenseurs auxquels ils fournissent le complément d’expansions. 

 

Quelle que soit leur localisation, les interosseux sont fléchisseurs des phalanges proximales et extenseurs de la part distale de l’avant-pied.

Ils se distinguent en plantaires et dorsaux par le troisiŹme type de mouvement, celui qui mobilise les orteils dans le sens latéral ; ils  élargissent ou rétrécissent l’avant-pied en écartant ou en rapprochant les orteils de l’axe longitudinal du pied qui passe par le second orteil. C’est l’orientation de l’insertion des tendons courts qui conditionnent leur fonction d’adducteurs (interosseux plantaires) ou d’abducteurs (interosseux dorsaux). Enfin, le second orteil est  ą cet égard fonctionnellement ‘neutre’, son potentiel de latéralité est neutralisé par ses deux interosseux dorsaux ; c’est d’ailleurs la raison de son statut d’orteil axial.

Au début de l’appui plantaire, l’extension et l’abduction des orteils offre la surface d’appui la plus large possible. Par contre, leur flexion combinée ą l’adduction prévient l’écrasement de l’arche antérieure lors du décollage du talon, tout en évitant aux orteils de se mettre en crochet.

 

Remarque : A priori, l’avant-pied devrait źtre pourvu de cinq paires d’interosseux. Les trois unités manquantes, existent hors des espaces inter-métatarsiens ; ils sont annexés aux orteils extrźmes sous d’autres aspects et dénominations. Il s’agit de l’adducteur et l’abducteur du gros orteil d’une part, et de l’abducteur du 5Źme d’autre part.

 

 

La musculature plantaire est représentée en premier lieu par les tendons extrinsŹques : tibial postérieur et long péronier d’une part, et les longs fléchisseurs des orteils d’autre part. Ils se terminent respectivement sur le tarse antérieur et sur les derniŹres phalanges.

 

 

 

 

 

- Les tendons du long péronier et du tibial postérieur contournent de chaque côté le corps du calcanéum, croisent le tarse antérieur et se terminent sur le bord médial du squelette plantaire, aire comprenant le scaphoēde, le 1er cunéiforme et la base du 1er  métatarsien.

Ils constituent le plan tendineux le plus profond de la plante. Ils renforcent l’appareil ligamentaire médio-tarsien. La sangle qu’ils forment  est le support dynamique le plus efficace de la voěte plantaire.

 

- Le tendon du long fléchisseur des orteils (LFO) est l’élément profond de la loge moyenne. Il parcourt un long trajet allant due la loge postérieure de la jambe aux orteils. Son tendon surcroise ceux du tibial postérieur et long fléchisseur de l’hallux, DŹs son passage sous le naviculaire, il se dirige obliquement vers l’avant-pied en se scindant en quatre tendons qui se terminent sur les phalanges distales des orteils du 2Źme au 5Źme.

 

 

- Le long fléchisseur de l’hallux (LFH) est représenté au niveau de la plante par son tendon terminal. Il aborde la plante en passant sous le sustentaculum tali, puis sous le naviculaire, niveau ą partir duquel il se dirige vers le gros orteil ; son segment distal coulisse dans la gouttiŹre délimitée par les sésamoēdes, étant ainsi guidé vers la base de la 2Źme phalange de l’hallux ; cette gouttiŹre sésamoēdienne le soustrait ą la compression lors de l’appui au sol.

 

Fig.59

 

 

La musculature intrinsŹque plantaire est disposée par rapport ą ces éléments tendineux, Il s’agit d’abord des muscles annexés aux orteils extrźmes, l’hallux et le 5Źme, homologues des muscles des éminences thénar et hypothénar ; ils forment une nappe musculaire disposée entre le plan osseux et les tendons extrinsŹques. Ils comprennent chacun trois muscles : le court fléchisseur, l’adducteur et l’abducteur de l’hallux ; et le court fléchisseur, l’opposant et l’abducteur du 5Źme.

 

-       Le court fléchisseur de l’hallux  CF) s’attache par une double expansion fibreuse sur le tendon du tibial postérieur (TP) et sur le 3Źme cunéiforme. Les deux chefs  musculaires masquent une grande part de la face palmaire du métatarsien sur laquelle glisse le tendon du long fléchisseur; ils se terminent par deux expansions sur les bords de la base de la phalange proximale de l’hallux, chaque expansion est renforcée par un sésamoēde.

-       L’adducteur de l’hallux comporte deux faisceaux musculaires : oblique (Add O) et transverse (Add T). L’origine de ce dernier (3) prend attache sur le col des quatre derniers métatarsiens ; celle du faisceau oblique (2)  s’insŹre sur le cuboēde et la base des métatarsiens adjacents. Le tendon commun se confond avec l’expansion tendineuse latérale du court fléchisseur et le sésamoēde correspondant.

-       L’abducteur de l’hallux  (ABD) s’attache sur le processus calcanéen médial, sur le réticulum des fléchisseurs et sur l’expansion aponévrotique qui le recouvre. Il se termine sur la base de la phalange proximale correspondante. Sa contraction renforce la voěte plantaire.

 

Fig.60

 

 

 

Fig.61’ :

 

 

 Les  court fléchisseur, opposant et abducteur  annexés au 5Źme orteil s’insŹrent sur la berge latérale du squelette plantaire (calcanéum, cuboēde, métatarsien) et sur la gaine du long péronier ; ils se terminent respectivement sur la base de la phalange proximale, et sur le bord latéral du 5Źme métatarsien. La fonction d’opposition est quasiment nulle (l’opposant est masqué, sur le schéma, par le corps de l’abducteur).

 

Le second groupe de muscles intrinsŹques est sous-jacents aux tendons du long fléchisseur  des orteils. Il comprend des muscles rattachés ą ce dernier : le muscle carré et les muscles lombricaux. Le dernier élément musculaire est le court fléchisseur des orteils, il constitue le plan sous-tégumentaire.

 

-       Le muscle carré plantaire (CP) ou fléchisseur accessoire (ex chair carrée de Sylvius) s’attache sur les deux processus calcanéens par des faisceaux charnus distincts ; leur confluence forme un musculaire quadrilatŹre qui se termine sur le bord latéral du tendon commun du long fléchisseur. Il s’agit donc d’une sorte d’expansion musculaire qui tracterait dans le sens des orteils les tendons correspondants. En fait, ce volume charnu constitue plutôt un coussin protecteur des pédicules plantaires.

 

Fig.62

 

 

 

 

 

Fig.63: Vue latérale d’un orteil  

 

_____________________________________

 

 

- Les muscles lombricaux se détachent du bord latéral des quatre tendons du long fléchisseur des orteils ; ils se terminent sur l’extension dorsale (D) des tendons correspondants du long extenseur (LEO).

Les muscles lombricaux relient ainsi les tendons fléchisseurs aux expansions dorsales des interosseux qui sont extenseurs des deux derniŹres phalanges.

Leur contraction adapte la tension de ces muscles aux caractéristiques des surfaces d’appui podal.  

 

_____________________________

 

 

D : dossiŹre / Int ; interosseux / LEO : long extenseur des orteils  & sa  terminaison dur P1

LFH : long fléchisseur de l’hallux  /  LFO : long fléchisseur des orteils / m : métatarsien

P2 : 2Źme phalange / I & V : 1er & 5Źme métatarsiens

 

 

 

Fig.64: vue plantaire des attaches des lombricaux

 

 

- Le  court fléchisseur commun des orteils (CFC) constitue le plan superficiel de la loge médiale. Il naĒt par des fibres musculaires insérées sur l’apophyse médiale ainsi que sur la face profonde de l’aponévrose plantaire. Le corps musculaire comble l’aire moyenne de l’arriŹre-pied ; il se prolonge par quatre digitations qui se terminent sur la base de P2 des orteils correspondants, ą la maniŹre des tendons du fléchisseur commun superficiel du membre supérieur, en formant une boutonniŹre livrant passage au tendon du long fléchisseur sous-jacent.

Le court fléchisseur est encadré par les muscles abducteurs médial et latéral qui sont annexés aux orteils extrźmes. Ils complŹtent le plan sous-tégumentaire.

 

 

Fig.65

 

Fig.66

 

ABDH : abducteur de l’hallux / ABD5 : abducteur du 5Źme

CFO : court fléchisseur des orteils / LFH : long fléchisseur de l’hallux

 

a: aponévrose plantaire moyenne (fascia plantaire) / b: digitation fibreuse

c & c’: aponévroses plantaires médiale & latérale  

d: corde fibreuse  du bord latéral plantaire / e : ligament inter métatarsien

 

 

 

L’aponévrose plantaire constitue la part centrale du fascia plantaire ; elle s’étend de l’apophyse médiale du calcanéum ą l’avant-pied oĚ elle s’épanouit en cinq digitations ; elle renforce les arches longitudinales de la voěte. Son expansion latérale forme la corde fibreuse amarrée ą l’apophyse du 5Źme métatarsien.  

Le plan cutané est particuliŹrement épais, dŹs la naissance ; le renforcement de sa trophicité est  entretenu par la marche et les frictions. Le tissu celluleux sous cutané occupe des  alvéoles qui se comportent en coussinets protecteurs.

 

 

SynthŹse topographique de la musculature du pied :

 

 

 

Coupe coronale de l’avant-pied  droit

 

- 1 : 1° interosseux dorsal

- 1’ : Faisceau oblique du Court Fléchisseur de l’Hallux (= 1° interosseux plantaire)

- 2 / 3 / 4 : Interosseux dorsaux & plantaires des 2° / 3° & 4° espaces

- 5 : Abducteur de l’Hallux

- 5’ : Court fléchisseur de l’Hallux

- 5’’ : Faisceau transverse du Court Fléchisseur de l’Hallux

- 6 / 6’ : Abducteur & Court Fléchisseur du 5° Orteil

- 7 : Court Fléchisseur des Orteils (Chair carrée de Sylvius)

- 8 : Tendons du Long Fléchisseur des Orteils

- 9 : Lombricaux

 

-       a : Tendons du Long Extenseur des orteils

-       b : Tendons du Court Extenseur des orteils (pédieux)

-       b’ : Tendon du Court extenseur de l’Hallux

-       c : Tendon du Long Extenseur de l’Hallux

-       d : Expansion du tendon du Tibial antérieur

-       e : Tendon  du Long Fléchisseur de l’Hallux

-       f : fascia plantaire (aponévrose plantaire moyenne)

 

 

 

mi-46Fig.70